Codex d'OpenAI : appli, CLI et installation pas à pas

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Codex d'OpenAI : appli, CLI et installation pas à pas

Temps de lecture : 17 min

Si vous cherchez l'appli Codex, vous allez télécharger ChatGPT. Depuis le 9 juillet 2026, d'après l'annonce d'OpenAI, l'application de bureau Codex a fusionné avec la nouvelle appli de bureau ChatGPT : Codex y devient une vue à part, choisie dans le menu en haut à gauche, avec son propre historique. Le terminal garde son outil, Codex CLI, et les éditeurs leur extension. Les trois partagent le même agent, la même connexion et les mêmes limites d'usage. Ce tutoriel explique lequel installer, comment l'installer proprement et ce qu'il faut régler avant de lui confier un dépôt.

Nous utilisons Codex CLI tous les jours sur un serveur Linux, surtout pour relire des modifications avant un commit et pour des tâches lancées par script. Pour cet article, nous avons relu son aide intégrée et testé son bac à sable commande par commande, le 19 octobre 2026, sur la version 0.162.1 installée sous Ubuntu 24.04. Chaque point a été confronté à la documentation d'OpenAI le même jour. Nous n'avons pas installé l'appli de bureau sur ce serveur sans écran : ce qui la concerne vient de la documentation officielle. Notre recommandation tient en une phrase. Prenez l'appli pour piloter plusieurs tâches et relire des diffs, le CLI dès que vous travaillez sur un serveur ou en script, puis réglez la connexion, le bac à sable et le fichier AGENTS.md avant la première tâche.

Codex app : ce qu'est devenue l'appli depuis juillet 2026

L'appli Codex est devenue l'appli de bureau ChatGPT le 9 juillet 2026, et Codex y reste une vue réservée au développement. OpenAI l'a annoncé le jour du lancement de ChatGPT Work : l'appli Codex fusionne avec la nouvelle appli de bureau ChatGPT, et l'ancienne appli ChatGPT prend le nom de ChatGPT Classic. Le même billet annonce quatre nouveautés pour les développeurs : la modification directe dans les diffs, la relecture de pull request dans un panneau latéral, une utilisation de l'ordinateur plus rapide et plusieurs dépôts dans un même projet. OpenAI y revendique plus de 5 millions d'utilisateurs de Codex chaque semaine.

Pour un utilisateur de l'ancienne appli, rien ne se réinstalle. D'après la page d'aide consacrée à la migration, la mise à jour transforme l'appli Codex en appli ChatGPT, conserve les conversations et les projets existants, et l'ouvre directement sur Codex. Vous pouvez garder Codex comme vue de démarrage et reprendre l'icône Codex dans les réglages. Dans l'appli, le menu en haut à gauche bascule entre ChatGPT, qui regroupe Chat et Work, et Codex, qui travaille sur des dossiers locaux, des dépôts, des terminaux et vos outils de développement. Les historiques restent séparés. Les anciennes adresses de documentation ont suivi : le 19 octobre 2026, la page developers.openai.com/codex/app renvoyait par une redirection permanente vers la documentation de l'appli ChatGPT.

Sur le web et sur mobile, Codex n'apparaît pas dans le menu de ChatGPT, précise la même page d'aide. L'onglet Remote de l'appli mobile ouvre en revanche les conversations Codex lancées sur votre ordinateur, et Codex Cloud exécute des tâches sur des machines d'OpenAI, qui continuent pendant que votre ordinateur dort et se suivent depuis le bureau, le web ou le mobile. Le terminal et l'éditeur gardent leurs outils : Codex CLI, et l'extension pour VS Code, Cursor, Windsurf, les IDE JetBrains et Xcode, listés dans la documentation de l'extension. Les trois points d'entrée locaux partagent la connexion, le bac à sable et les limites d'usage. Le choix se fait donc sur votre façon de travailler, avec la même logique que pour Claude Code, que nous utilisons sur les mêmes projets. Si vous hésitez encore entre plusieurs agents, notre comparatif des assistants de code pose les critères.

Codex : quel point d'entrée selon la situation

Notre recommandation, établie à partir de la documentation d'OpenAI et de notre usage quotidien du CLI.

Plusieurs tâches en parallèle sur votre poste

Projets, diffs relus dans l'appli, navigateur intégré, conversations suivies depuis le mobile.

Appli de bureau
Serveur distant ou machine sans écran

Connexion par code d'appareil, aucun environnement graphique, même configuration que sur le poste.

Codex CLI
Retouche ciblée dans le fichier ouvert

Le fichier et la sélection partent avec la demande, les modifications se relisent à côté du code.

Extension d'éditeur
Script, tâche planifiée ou intégration continue

Clé API passée à la seule commande, sortie JSON ou fichier, entrée standard fermée.

codex exec
Tâche longue, ordinateur éteint

Environnement cloud publié depuis l'appli ou le web, résultat appliqué ensuite en local.

Codex Cloud

Source : documentation ChatGPT et Codex, consultée le 19/10/2026.

Les trois outils locaux partagent la connexion et le bac à sable : changer d'outil ne change pas les règles.

Combien coûte Codex et quelles limites prévoir

Codex coûte de 0 à 500 $ par mois selon l'abonnement ChatGPT, et le travail dans le terminal commence à 20 $ avec Plus ; le plan fixe aussi les modèles disponibles et le volume de travail. D'après la page des tarifs de Codex, consultée le 19 octobre 2026, Go coûte 8 $ par mois, Plus 20 $, et Pro se décline à 100, 200 ou 500 $ par mois. Business revient à 20 $ par utilisateur et par mois en facturation annuelle, à partir de deux utilisateurs, et à 25 $ en facturation mensuelle. Enterprise et Edu se négocient avec le service commercial d'OpenAI. Ces prix sont affichés en dollars : vérifiez le montant en euros au moment de souscrire.

Sur la même page, les plans Free et Go donnent accès au modèle GPT-6 Luna dans l'appli de bureau, selon le calendrier de déploiement. Le CLI, l'extension d'éditeur, les tâches cloud lancées depuis le web et la relecture automatique sur GitHub apparaissent à partir de Plus. Un développeur qui veut travailler dans son terminal commence donc à 20 $ par mois, ou passe par une clé API. Dans ce cas, la facture suit la grille de prix de l'API, et le tableau des fonctions par plan indique que les fonctions cloud, comme la relecture des pull requests sur GitHub ou l'intégration à Slack, ne sont pas disponibles.

Le volume dépend du modèle bien plus que du plan. Sur Plus, OpenAI estime qu'une période de cinq heures permet de 5 à 45 messages locaux avec GPT-6 Astra, de 15 à 160 avec GPT-6.1 Sol et de 350 à 3 000 avec GPT-6 Luna. Des limites hebdomadaires peuvent s'y ajouter, et les plans Pro n'ont pour l'instant pas de limite sur cinq heures. Le mode rapide consomme l'allocation incluse 2,5 fois plus vite que le mode standard. Les tâches cloud entament en général davantage la réserve que les messages locaux, et deux demandes qui se ressemblent peuvent coûter très différemment selon le contexte chargé, les outils appelés et le raisonnement demandé.

Ces fourchettes ne disent pas si votre façon de travailler tient dans Plus. Le compteur, lui, le dit : la commande /status l'affiche dans une session du CLI, et le tableau de bord d'usage du compte donne les dates de remise à zéro. Regardez-le après une semaine de travail réel avant de passer à Pro. Chaque serveur MCP branché et chaque fichier AGENTS.md volumineux ajoute du contexte à tous vos messages, et la page des tarifs recommande d'ailleurs de les alléger pour faire durer l'allocation.

Prix mensuel des abonnements ChatGPT qui incluent Codex

En dollars US par mois. Business : prix par utilisateur en facturation mensuelle, 20 $ en annuel à partir de deux utilisateurs.

Abonnement, par mois

Go
8 $
Plus
20 $
Business
25 $
Pro
100 $
Pro
200 $
Pro
500 $

Free : 0 $, avec GPT-6 Luna dans l'appli de bureau selon le déploiement. Le CLI et l'extension commencent à Plus.

Source : page des tarifs de Codex, consultée le 19/10/2026.

Le terminal et l'éditeur commencent à 20 $ par mois ; au-delà, c'est le volume de travail qui fait monter la facture.

Installer l'appli Codex sur macOS, Windows ou Linux

Pour installer l'appli Codex, téléchargez l'appli de bureau ChatGPT pour votre système, connectez-vous, puis choisissez Codex dans le menu en haut à gauche. Sous macOS et Windows, le téléchargement se fait depuis la page de téléchargement de ChatGPT. Sous Windows, une installation en ligne de commande passe aussi par le Microsoft Store, d'après la page consacrée à Windows :

winget install --id 9PLM9XGG6VKS -s msstore

Sous Windows, l'agent tourne nativement dans PowerShell avec un bac à sable propre au système, ou dans WSL2 avec celui de Linux. La section sur le bac à sable natif précise un détail qui compte : la protection ne s'applique que si vous choisissez Ask for approval sous la zone de saisie avant d'envoyer la demande. En accès complet, Codex n'est plus limité au dossier du projet et peut supprimer des fichiers par erreur. Au premier lancement, sur tous les systèmes, connectez-vous avec votre compte ChatGPT, ou choisissez Sign in another way pour entrer une clé API, en sachant que certaines fonctions disparaissent alors.

Linux a rejoint la liste en préversion, une ouverture relayée le 11 août 2026 sur le forum des développeurs d'OpenAI. La page d'installation pour Linux cite Ubuntu 24.04 LTS et 26.04 LTS, Debian 13, Fedora 43 et 44 et Arch Linux, en x64 comme en ARM64. Sur Ubuntu ou Debian, le paquet .deb s'installe avec apt, et la commande chatgpt lance l'appli :

uname -m                    # x86_64 : paquet amd64, aarch64 : paquet arm64
cd ~/Downloads
sudo apt install ./chatgpt_amd64.deb
chatgpt

D'après la même page, l'installation ajoute un dépôt de paquets signé par OpenAI, et les mises à jour passent ensuite par le gestionnaire du système, avec sudo apt install --only-upgrade chatgpt sur Ubuntu ou sudo dnf upgrade --refresh chatgpt sur Fedora. Les liens de téléchargement pointent d'ailleurs vers un dossier nommé codex-app-prod, trace de l'ancienne appli. Deux limites de la préversion sont à connaître avant de l'adopter. L'utilisation de l'ordinateur, qui laisse l'agent piloter vos applications, existe sous macOS et Windows, pas encore sous Linux. Le support natif de Wayland reste expérimental : l'appli passe par XWayland quand il est disponible, et la commande chatgpt --ozone-platform=wayland force le mode natif, au prix de raccourcis clavier ou de fenêtres flottantes qui peuvent mal se comporter. Sur un serveur sans écran, oubliez l'appli : le CLI fait tout le travail.

Installer Codex CLI et garder la version que vous avez choisie

Codex CLI s'installe par un script officiel, par npm ou par Homebrew, d'après la documentation du CLI, et pour garder la version choisie, passez par npm avec un numéro de version figé. Les quatre voies documentées :

# macOS et Linux, script autonome
curl -fsSL https://chatgpt.com/codex/install.sh | sh

# Windows, dans une nouvelle fenêtre PowerShell
powershell -ExecutionPolicy ByPass -c "irm https://chatgpt.com/codex/install.ps1 | iex"

# npm, tous systèmes
npm install -g @openai/codex

# Homebrew
brew install --cask codex

Le script et la commande npm sans numéro installent la dernière version publiée, et la même commande sert à mettre à jour. Le rythme de publication justifie de choisir soi-même. Le registre npm compte 203 versions stables du paquet @openai/codex depuis sa création le 16 avril 2025, dont 107 depuis le 1er janvier 2026, et 5 499 publications en ajoutant les préversions et les paquets par plateforme, d'après la commande npm view @openai/codex time lancée le 19 octobre 2026. Sur nos machines, un paquet n'entre qu'après 72 heures de publication, le temps qu'une version piégée soit repérée et retirée. Le 19 octobre au matin, la dernière stable, la 0.163.0, publiée le 15 octobre au soir, venait de passer ce délai. Notre serveur tourne encore en 0.162.1, publiée le 9 octobre.

npm install -g --ignore-scripts @openai/[email protected]
codex --version     # codex-cli 0.162.1
codex doctor        # diagnostic de l'installation, de la configuration et de la connexion

D'après la commande npm view @openai/[email protected], lancée le 19 octobre 2026, le paquet npm n'est qu'un lanceur de 13 206 octets, qui déclare Node.js 16 ou plus récent et aucun script d'installation : l'option --ignore-scripts, notre réglage par défaut, ne gêne donc rien. Deux raccourcis contournent ce contrôle. Le CLI propose une commande codex update, qui ramène la dernière version sans attendre votre délai. Le script curl | sh exécute ce que le serveur renvoie au moment du téléchargement, sans numéro de version à relire. Gardez aussi un plancher en tête : l'aide d'OpenAI sur Work et Codex indique que GPT-6 Astra demande la version 0.153.0 ou plus récente du CLI. Une version figée trop longtemps finit par fermer l'accès aux modèles récents. Nous appliquons la même discipline à tous les agents de code, comme dans notre tutoriel sur Copilot CLI.

Se connecter : compte ChatGPT, clé API ou serveur sans écran

La connexion se fait par codex login, soit avec un compte ChatGPT, qui consomme les limites de votre plan, soit avec une clé API, facturée au tarif de l'API. Le mode choisi décide aussi des règles appliquées à vos données, d'après la page d'authentification : avec un compte ChatGPT, ce sont les permissions et la conservation des données de votre espace de travail, avec une clé API, celles de votre organisation sur la plateforme API. Par défaut, la connexion ouvre un navigateur, qui renvoie les identifiants au CLI par une adresse locale.

Sur un serveur sans écran, ce retour échoue. La section sur les machines sans écran recommande alors la connexion par code d'appareil, encore en bêta, à activer d'abord dans les réglages de sécurité de votre compte ChatGPT, ou dans les permissions de l'espace de travail pour un administrateur. Vous ouvrez le lien sur un autre appareil, vous vous connectez, puis vous saisissez le code affiché dans le terminal :

codex login --device-auth
codex login status
printenv OPENAI_API_KEY | codex login --with-api-key

La commande codex login status répond par la méthode, chez nous Logged in using ChatGPT, sans dire quel compte est branché. Ce compte vit dans ~/.codex/auth.json, un fichier en clair qui contient les jetons d'accès et que la section sur le stockage des identifiants demande de traiter comme un mot de passe. Le CLI et l'extension d'éditeur partagent ce cache : se déconnecter de l'un déconnecte l'autre. Le réglage cli_auth_credentials_store = "keyring" range les identifiants dans le trousseau du système plutôt que dans le fichier, et échoue si aucun trousseau n'est disponible, à vérifier avant de l'imposer sur un serveur.

Nous avons appris à nos dépens qu'un seul dossier ~/.codex sert toutes les sessions d'une machine. Remplacer auth.json par un autre compte pendant que des sessions tournaient les a fait échouer : elles refusaient le nouveau jeton, puis expiraient. Pour faire cohabiter deux comptes, donnez à chacun son dossier par la variable CODEX_HOME, où le CLI cherche sa configuration et ses identifiants. En intégration continue, préférez une clé API dédiée, passée par CODEX_API_KEY à la seule commande qui en a besoin. La page sur le mode non interactif déconseille de la poser au niveau du job dès qu'il exécute du code du dépôt : un script de build, un test ou une dépendance compromise pourrait la lire.

Le bac à sable de Codex : ce que nous avons vérifié sous Linux

Le bac à sable de Codex coupe le réseau et limite l'écriture, mais sous Linux, il laisse lire tout ce que votre compte peut lire. Le mode par défaut du travail local cantonne l'écriture au dossier de travail et coupe le réseau, d'après la page sur les approbations et la sécurité. Nos tests du 19 octobre 2026, sur Ubuntu 24.04.4 avec la version 0.162.1, montrent l'autre face. Nous avons utilisé la commande codex sandbox, qui lance une commande dans le bac à sable de l'agent sans appeler de modèle, et qui s'est comportée en lecture seule. L'écriture d'un fichier a échoué dans le dépôt comme dans /tmp, avec le message Read-only file system. Une requête vers notre propre site a échoué dès la résolution du nom de domaine. La lecture a fonctionné partout : le dossier personnel, le fichier ~/.bashrc, et même le premier octet de ~/.codex/auth.json, le fichier des jetons.

sudo apt install bubblewrap
codex sandbox -- sh -c 'echo test > ./essai.txt'      # chez nous : Read-only file system
codex sandbox -- sh -c 'head -c 1 ~/.bashrc | wc -c'  # chez nous : 1, la lecture passe

Sous Linux, ce bac à sable repose sur bubblewrap. La documentation du bac à sable demande de l'installer par le gestionnaire de paquets, et prévient que sur Ubuntu 24.04, Codex peut encore se plaindre de ne pas pouvoir créer d'espace de noms utilisateur, à cause d'une restriction d'AppArmor. Elle fournit un profil à charger plutôt que de lever la restriction pour tout le système. Sur notre serveur, bubblewrap 0.9.0 tourne avec un profil AppArmor dédié, et la restriction du noyau reste active. Sous macOS, Codex s'appuie sur Seatbelt, intégré au système, et sous Windows sur un bac à sable natif.

Trois modes existent. Le mode read-only laisse lire sans modifier, workspace-write autorise l'écriture dans l'espace de travail et les commandes courantes, et danger-full-access retire toutes les limites. Pour le travail local, le réglage par défaut associe workspace-write à la politique on-request, qui fait demander votre accord avant de sortir du périmètre ou d'utiliser le réseau. Même dans un dossier ouvert à l'écriture, la section sur les chemins protégés indique que les dossiers .git, .codex, .agents et .aws restent en lecture seule. En session, la commande /permissions change de profil et affiche les dossiers ouverts en écriture.

Nos consignes découlent de cette lecture ouverte. Le réseau coupé empêche une commande d'envoyer ce qu'elle a lu, donc n'activez pas network_access sans liste de domaines autorisés. Lancez Codex sous un compte ou dans un conteneur qui n'a ni vos clés SSH, ni les fichiers .env des autres projets. Réservez danger-full-access à un conteneur jetable. Un fichier lu dans le dépôt peut aussi contenir des instructions écrites pour détourner l'agent, et c'est tout le sujet de l'injection de prompt.

Codex en script : codex exec, codex review et AGENTS.md

La commande codex exec lance une tâche sans interface et n'écrit sur la sortie standard que le message final, ce qui en fait la brique des scripts, des tâches planifiées et de l'intégration continue. La progression part sur la sortie d'erreur. D'après la page sur le mode non interactif, codex exec tourne par défaut en lecture seule, et l'option --sandbox workspace-write l'autorise à modifier des fichiers ; l'ancienne option --full-auto n'est plus acceptée. L'option --json produit un flux d'événements au format JSON Lines, -o écrit le dernier message dans un fichier, et --output-schema impose une réponse conforme à un schéma JSON.

codex exec -s read-only "Liste les fonctions sans test dans src/" < /dev/null
codex exec --json -o resultat.md "Résume les dix derniers commits" < /dev/null
codex review --uncommitted
codex review --base main

Le < /dev/null de ces exemples évite un piège que nous avons rencontré dans nos propres scripts. Quand l'entrée standard est un tube, codex exec ajoute son contenu à la demande et attend sa fin avant de commencer. Dans un cron, un hook git ou un script dont l'entrée reste ouverte, la tâche ne démarre jamais. Nous l'avons reproduit le 19 octobre : sleep 60 | codex exec a affiché Reading additional input from stdin..., puis est resté bloqué jusqu'à notre délai de 20 secondes, coupé avec le code 124. Rediriger l'entrée vers /dev/null règle le problème. La commande codex review, elle, relit des changements sans toucher à l'arbre de travail : les modifications non commitées avec --uncommitted, une branche avec --base, un commit avec --commit. Selon la page des tarifs, une relecture lancée en local compte dans les limites générales, et seules celles lancées sur GitHub suivent un compteur à part.

Codex lit les fichiers AGENTS.md avant tout travail : d'abord celui de son dossier personnel, ~/.codex/AGENTS.md, puis un par dossier, de la racine du dépôt jusqu'au dossier courant, le plus proche passant en dernier. D'après la page consacrée à AGENTS.md, il cesse d'ajouter des instructions quand l'ensemble atteint 32 Kio, la valeur par défaut du réglage project_doc_max_bytes. La limite se dépasse vite. Sur l'un de nos dépôts, le fichier d'instructions écrit pour Claude Code pèse 216 615 octets, soit six fois et demie ce plafond. L'AGENTS.md de ce dépôt ne contient donc qu'un renvoi de 558 octets, généré par script, qui demande à Codex de lire ce fichier en entier. Les deux agents suivent ainsi les mêmes règles, maintenues à un seul endroit, et les skills de Claude Code se partagent avec la même idée.

Dernier réglage à surveiller, le modèle forcé dans ~/.codex/config.toml. Un modèle retiré ou fermé à votre compte fait échouer chaque appel : le 19 octobre 2026, un de nos appels avec un modèle forcé a reçu une erreur 400 qui annonçait que ce modèle n'était pas pris en charge avec un compte ChatGPT. La page des tarifs annonce de son côté le retrait de GPT-5.5 de Codex pour les connexions par compte ChatGPT le 14 octobre 2026, sans effet sur les clés API. Après chaque changement d'abonnement ou chaque retrait annoncé, relancez une tâche courte pour vérifier que la configuration répond encore. Quand le besoin dépasse l'agent de code et vise des agents IA sur mesure branchés sur vos outils métier, les mêmes questions de connexion, de droits et de bac à sable se règlent avant la première ligne de code.

Questions fréquentes sur Codex

L'appli Codex est-elle gratuite ?

L'appli de bureau ChatGPT, qui contient Codex, se télécharge gratuitement, et le plan Free y donne accès au modèle GPT-6 Luna, selon le calendrier de déploiement indiqué sur la page des tarifs de Codex. Le CLI, l'extension d'éditeur et Codex Cloud figurent à partir du plan Plus, à 20 $ par mois. Sans abonnement payant, une clé API permet aussi d'utiliser l'appli, le CLI et l'extension en local, avec une facturation au token selon la grille de l'API.

Codex fonctionne-t-il sous Linux ?

Oui, des deux façons. Le CLI s'installe sous Linux par le script officiel, npm ou Homebrew, et demande bubblewrap pour son bac à sable. L'appli de bureau est en préversion depuis le 11 août 2026, selon le forum des développeurs d'OpenAI, et la page Linux de la documentation la donne pour Ubuntu 24.04 et 26.04, Debian 13, Fedora 43 et 44 et Arch Linux. L'utilisation de l'ordinateur n'y est pas encore disponible, et le mode Wayland natif reste expérimental.

Quelle différence entre Codex et ChatGPT Work ?

Work est l'agent de ChatGPT pour les recherches, les analyses et les livrables comme les documents, les tableurs et les présentations. Codex reste dédié au développement : code, tests, commandes, dépôts et relecture de modifications. D'après l'aide d'OpenAI sur Work et Codex, les deux partagent la même structure d'usage et les mêmes crédits, donc une longue tâche Work entame aussi votre réserve Codex. Dans l'appli, ChatGPT et Codex gardent des historiques séparés.

Peut-on utiliser Codex avec un modèle local ?

Le CLI le prévoit. L'aide de la version 0.162.1 propose l'option --oss, avec --local-provider pour choisir LM Studio ou Ollama comme fournisseur. Nous ne l'avons pas testé pour cet article. Un agent de code enchaîne les appels d'outils sur de longs contextes : la qualité dépendra entièrement du modèle choisi et de la machine qui le fait tourner. Vérifiez sur une tâche réelle avant d'en faire un outil d'équipe.

Codex envoie-t-il mon code à OpenAI ?

Oui, avec les modèles d'OpenAI, le raisonnement se fait sur leurs serveurs, même quand les commandes s'exécutent sur votre poste. L'aide d'OpenAI précise que les messages et le contexte de la tâche peuvent être stockés dans le cloud, même pour un travail local. Avec un compte ChatGPT, la conservation suit les réglages de votre espace de travail, et Business n'entraîne pas les modèles sur vos données par défaut, selon la page des tarifs. Avec une clé API, ce sont les réglages de votre organisation API.

Vous voulez déployer Codex dans votre équipe sans exposer vos jetons ?

Nous choisissons avec vous l'abonnement et le point d'entrée adaptés à chaque développeur, écrivons les fichiers AGENTS.md de vos dépôts, puis réglons connexion, bac à sable et scripts de relecture avant la première tâche.

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