Déployer OpenClaw sur Hostinger ou avec Docker

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Déployer OpenClaw sur Hostinger ou avec Docker

Temps de lecture : 14 min

Pour faire tourner OpenClaw sur un serveur, trois chemins existent : l'offre managée de Hostinger, son modèle Docker prêt à déployer sur un VPS, ou Docker Compose sur la machine de votre choix. Les trois mènent à un agent qui répond sur Telegram ou WhatsApp, et aucun ne le protège à votre place. D'après son guide d'installation, le modèle Hostinger donne accès à l'interface de contrôle en HTTP, sur l'adresse IP publique du serveur. Le fichier Docker Compose officiel ouvre trois ports sur toutes les interfaces de la machine. Ce tuto détaille les deux installations, avec les prix relevés le 29 octobre 2026, puis les réglages qui ferment ces portes avant de brancher l'agent sur une messagerie.

Le risque se mesure. Le 31 janvier 2026, le moteur de recherche d'hôtes Censys comptait 21 639 instances OpenClaw exposées sur internet, contre un millier environ une semaine plus tôt. Le 29 octobre 2026, le dépôt GitHub d'OpenClaw affichait 393 303 étoiles : le projet s'installe beaucoup, et chaque nouvelle installation repart des réglages par défaut décrits plus bas.

Hostinger ou Docker : quelle installation d'OpenClaw choisir ?

Prenez le modèle VPS de Hostinger pour un agent d'équipe sur un serveur loué pour lui, Docker Compose si vous avez déjà un serveur ou un hébergeur imposé, et l'offre managée de Hostinger pour essayer OpenClaw sans rien administrer. Le critère qui tranche est l'accès root : sans lui, vous ne posez pas vous-même les réglages réseau qui protègent l'agent.

L'offre managée, vendue par Hostinger comme une application d'automatisation IA, se passe de serveur à gérer. D'après la page de présentation de Hostinger, l'hébergeur s'occupe de la configuration, des correctifs de sécurité et des mises à jour, ne donne aucun accès root et fait passer les modèles par son routeur IA, payé en crédits. Pour cette offre, la page française affichait le 29 octobre 2026 4,49 € par mois sur un engagement de 24 mois, soit 107,76 € réglés d'avance, puis 10,99 € par mois au renouvellement. Les pages consultées ne disent pas quels fournisseurs de modèles traitent les messages derrière ce routeur. La question se pose avant d'y faire passer le moindre fichier client.

Le modèle VPS donne un vrai serveur avec accès root, et un modèle Docker préconfiguré que l'on déploie depuis le Docker Manager. Hostinger recommande au minimum le plan KVM 2, qui apporte 2 vCPU, 8 Go de mémoire et 100 Go de disque NVMe. Il était affiché 7,79 € par mois sur 24 mois (186,96 € payés d'avance), puis 14,99 € par mois au renouvellement. En contrepartie, vous gérez les mises à jour, la sécurité du serveur et vos clés API. Budgétez le tarif de renouvellement plutôt que le prix d'appel.

Docker Compose sur votre propre machine suit la documentation Docker d'OpenClaw. Il demande Docker Engine avec Compose v2, et 6 Go de mémoire si vous construisez l'image vous-même ; l'image publiée sur le registre de GitHub évite cette étape. C'est la seule option qui laisse choisir l'hébergeur, serveur interne ou fournisseur français compris. C'est aussi l'architecture de notre déploiement OpenClaw managé : un conteneur Docker par client, hébergé en France, sans que le client ait à administrer quoi que ce soit.

Quelle installation d'OpenClaw pour quel usage

Recommandations Noxcod, établies d'après les pages Hostinger et la documentation OpenClaw consultées le 29/10/2026

Essayer OpenClaw seul, sans administrer de serveur

Configuration, correctifs et mises à jour gérés par Hostinger, modèles payés en crédits via son routeur IA, aucun accès root.

Offre managée Hostinger
Un agent d'équipe sur Telegram, sur un serveur loué pour lui

Déploiement depuis le Docker Manager, accès root pour fermer les ports, datacenter en France à choisir dès la commande.

Modèle VPS Hostinger
Serveur existant, hébergeur imposé ou documents internes

Image officielle et fichier Compose du projet, version épinglée, publication des ports entièrement sous votre contrôle.

Docker Compose

Sources : présentation OpenClaw de Hostinger, emplacements des serveurs Hostinger et installation Docker d'OpenClaw, consultés le 29/10/2026.

Sans accès root, impossible de fermer soi-même les ports de l'agent.

Installer OpenClaw sur un VPS Hostinger, étape par étape

Sur un VPS Hostinger, OpenClaw s'installe depuis le Docker Manager du tableau de bord, sans ligne de commande, en suivant le guide d'installation de Hostinger mis à jour le 15 septembre 2026. Une fois le serveur prêt, le déploiement prend quelques minutes.

  1. Commandez un VPS KVM 2 ou supérieur et choisissez un datacenter en France pendant la configuration. Pour un VPS, Hostinger ne permet pas de changer d'emplacement ensuite, sauf à sauvegarder puis réinstaller le serveur ailleurs.
  2. Dans la rubrique VPS, cliquez sur Manage puis sur Docker Manager. S'il n'est pas installé, cliquez sur Install et attendez deux à trois minutes.
  3. Dans l'onglet Catalog, cherchez OpenClaw, cliquez sur Select, puis remplissez les variables d'environnement.
  4. Cliquez sur Deploy. Le projet apparaît dans Projects, avec le port attribué à l'interface web.
  5. Ouvrez l'interface, collez le jeton de passerelle, cliquez sur Login, puis branchez votre canal dans Channels.

D'après le guide de Hostinger, trois variables comptent au moment du déploiement. Le jeton de passerelle, OPENCLAW_GATEWAY_TOKEN, est généré pour vous et sert de mot de passe à l'interface : rangez-le dans un gestionnaire de mots de passe avant de cliquer sur Deploy. Le jeton du bot Telegram s'obtient auprès de BotFather. Les clés API d'Anthropic, OpenAI, Gemini ou xAI peuvent rester vides et s'ajouter plus tard. Si le jeton de passerelle se perd, il se retrouve dans Projects, bouton Manage, rubrique Environment.

Le guide d'installation donne ensuite l'adresse d'accès, http://IP-du-VPS:port, en HTTP simple. Il signale lui-même l'erreur qui peut apparaître à la première connexion, « control ui requires device identity (use HTTPS or localhost secure context) », et renvoie vers un guide de certificat SSL. Nous déconseillons ce chemin pour un agent d'entreprise. Un certificat chiffre la connexion, mais l'interface qui pilote l'agent reste joignable depuis tout internet. Le tunnel SSH décrit plus bas fait disparaître l'erreur sans rien exposer, puisque le navigateur parle alors à localhost.

Le guide de durcissement de Hostinger recommande de restreindre qui peut écrire à l'agent, d'activer le mode bac à sable et de n'activer que les outils MCP utiles. Il ne donne ni commande ni règle de pare-feu : les réglages concrets figurent dans la section sur les ports.

Installer OpenClaw avec Docker Compose sur votre serveur

Avec Docker Compose, l'installation officielle tient en un script, scripts/docker/setup.sh, lancé depuis le dépôt d'OpenClaw. Il télécharge ou construit l'image, demande vos clés de fournisseur, écrit le jeton de passerelle dans un fichier .env et démarre la passerelle. Fixez la version de l'image avant de le lancer, au lieu de prendre le tag latest.

git clone https://github.com/openclaw/openclaw.git
cd openclaw
export OPENCLAW_IMAGE="ghcr.io/openclaw/openclaw:2026.10.8"
./scripts/docker/setup.sh

Le tag 2026.10.8 correspond à la dernière version stable, publiée le 27 octobre 2026 ; remplacez-le par celle du jour, lue sur la page des versions du dépôt. Le registre principal est ghcr.io, avec un miroir officiel sur Docker Hub ; la documentation Docker du projet demande d'éviter les images republiées par des tiers. Les variantes -browser embarquent Chromium : prenez-les seulement si l'agent doit piloter un navigateur.

L'interface de contrôle répond ensuite, selon la même documentation, sur http://127.0.0.1:18789/ depuis le serveur, avec le jeton lu dans .env. Si vous perdez l'adresse, docker compose run --rm openclaw-cli dashboard --no-open la réimprime. Pour Telegram, préférez la variante qui lit le jeton du bot dans l'environnement. Avec l'option --use-env, il reste dans .env et n'est pas recopié dans openclaw.json, le fichier de configuration que l'on finit toujours par copier, sauvegarder ou montrer à quelqu'un.

# dans .env : TELEGRAM_BOT_TOKEN=jeton-fourni-par-BotFather
docker compose run -T --rm --no-deps --entrypoint node openclaw-gateway \
  dist/index.js channels add --channel telegram --use-env
docker compose up -d openclaw-gateway

La documentation d'installation signale un piège pour qui relance le script plus tard afin de changer un réglage. setup.sh réécrit .env à partir des variables du shell courant et des valeurs par défaut. Lancé depuis un terminal neuf, il remet donc les valeurs d'origine, y compris les réglages de ports de la section suivante. Modifiez .env à la main et redémarrez le service plutôt que de relancer le script. Si votre besoin se limite à un bot qui répond à partir de vos documents, un assistant IA sur Telegram monté avec n8n rend le même service sans donner à l'agent un accès au shell du serveur.

Fermer les ports d'OpenClaw avant de brancher une messagerie

Avant de connecter Telegram ou WhatsApp, limitez la publication des ports d'OpenClaw à 127.0.0.1 et ouvrez l'interface par un tunnel SSH. Le fichier docker-compose.yml du projet ouvre trois ports sur toutes les interfaces du serveur : 18789 pour la passerelle, 18790 pour le pont et 3978 pour Microsoft Teams. La documentation de sécurité d'OpenClaw l'assume : les images conteneur écoutent par défaut sur une interface exposée, à charge pour vous d'y associer une authentification.

Ajouter une règle ufw ne suffit pas. D'après la documentation de Docker, Docker et ufw utilisent les règles de pare-feu de façons incompatibles : le trafic vers un port publié est détourné avant d'atteindre les règles d'ufw. Un ufw deny 18789 s'enregistre donc sans erreur et ne protège rien. La correction se fait dans le .env, que le fichier Compose désigne en commentaire pour piloter la publication sur l'hôte.

OPENCLAW_GATEWAY_PORT=127.0.0.1:18789
OPENCLAW_BRIDGE_PORT=127.0.0.1:18790
OPENCLAW_MSTEAMS_PORT=127.0.0.1:3978

Après docker compose up -d openclaw-gateway, vérifiez le résultat au lieu de le supposer : ss -ltnp | grep 18789 doit montrer 127.0.0.1:18789, et aucune ligne en 0.0.0.0 ni en [::]. Nous avons contrôlé ces valeurs avec docker compose config sur le fichier du projet du 29 octobre 2026 : sans préfixe, les ports sortent sur toutes les interfaces, avec le préfixe sur 127.0.0.1. Pour ouvrir l'interface depuis votre poste, un tunnel suffit.

ssh -N -L 18789:127.0.0.1:18789 utilisateur@IP-du-VPS

Le navigateur ouvre alors http://127.0.0.1:18789/. Comme localhost compte pour un contexte sécurisé, l'erreur « device identity » du guide Hostinger disparaît sans certificat. Telegram ne demande aucun port entrant, car le canal fonctionne par défaut en interrogation longue : la passerelle va chercher les messages chez Telegram. Laissez enfin la politique de messages privés sur pairing, sa valeur par défaut pour Telegram, pour qu'un inconnu qui écrit au bot reçoive un code d'appairage au lieu d'être servi.

Sur le modèle Hostinger, le port attribué par Docker Manager reste joignable sur l'IP publique, comme l'indique le guide pas à pas d'installation de Hostinger. La parade la plus robuste consiste à activer le pare-feu VPS de Hostinger avec une seule règle qui accepte SSH. Ce pare-feu filtre les paquets en amont, sur le réseau, et rejette par défaut tout ce qui n'est pas explicitement accepté. Comme ce filtrage a lieu hors de la machine, nous en déduisons que les règles que Docker écrit sur le serveur ne peuvent pas le contourner. Le même tunnel SSH, pointé sur ce port, donne ensuite accès à l'interface. Pour mesurer ce que l'agent peut faire une fois atteint, notre analyse des risques de sécurité d'OpenClaw en entreprise recense les vulnérabilités publiées.

Accéder à OpenClaw sans exposer sa passerelle

Seul le port SSH est ouvert sur le serveur ; la passerelle n'écoute que sur 127.0.0.1

Du poste au serveur
Navigateur
  • http://127.0.0.1:18789/
  • jeton de passerelle
→
Tunnel SSH
  • port 22, clé SSH
  • ssh -N -L 18789:127.0.0.1:18789
→
VPS
  • passerelle publiée sur 127.0.0.1
  • pare-feu : SSH seul accepté

Telegram fonctionne par défaut en interrogation longue : la passerelle va chercher les messages, aucun port entrant n'est nécessaire.

Résultat

Un balayage d'internet ne voit que le port SSH. L'interface de contrôle n'est joignable que par quelqu'un qui détient une clé SSH du serveur.

Sources : documentation OpenClaw (Docker, sécurité, Telegram), documentation Docker sur ufw et pare-feu VPS de Hostinger, consultés le 29/10/2026.

La passerelle reste sur 127.0.0.1 et l'interface passe par le tunnel : le réglage tient en trois lignes de .env et une règle de pare-feu.

Mettre à jour OpenClaw sans abîmer l'état de l'agent

Pour mettre à jour OpenClaw sous Docker, sauvegardez le dossier d'état, arrêtez l'ancien conteneur, puis démarrez le nouveau avec la version suivante, jamais deux passerelles à la fois sur le même état. Le rythme du projet rend ce geste fréquent. Entre le 1er et le 28 octobre 2026, OpenClaw a publié 15 versions stables sur GitHub, toutes lignes de version confondues et sans compter les préversions. Avec le tag latest, chaque docker compose pull, comme chaque clic sur Update dans le Docker Manager de Hostinger, qui télécharge la dernière image et redémarre le conteneur, installe la version du jour, quelle qu'elle soit.

# 1. sauvegarder le dossier monté pour l'état (par défaut ~/.openclaw)
# 2. remplacer OPENCLAW_IMAGE dans .env par la nouvelle version
docker compose pull openclaw-gateway openclaw-cli
docker compose stop openclaw-gateway
docker compose up -d openclaw-gateway
docker compose run --rm openclaw-cli doctor --json

D'après la procédure de mise à jour d'OpenClaw, le point d'entrée de l'image lance au démarrage openclaw doctor --fix --non-interactive, qui répare et migre l'état avant d'ouvrir la passerelle. À la première capture, il garde une copie complète d'avant réparation dans un dossier .update-captures voisin du dossier d'état, et les changements de schéma de base laissent des fichiers .bak. Ces copies contiennent l'état brut de l'agent, identifiants compris. La documentation demande de les garder privées et de les exclure des sauvegardes partagées comme des exports envoyés à un support.

Un retour arrière demande l'ancienne image et l'état qui allait avec : remettre l'image seule sur un état déjà migré ne suffit pas. Si le conteneur s'arrête avec le code 78, l'état n'a pas pu être migré sans risque. Gardez alors les sauvegardes, ne supprimez ni fichier de verrou ni dossier d'état, et lancez doctor --fix une fois sur le même volume. Ne démarrez jamais deux conteneurs sur le même état : la réparation au démarrage a besoin d'en être seule propriétaire. Pour la surveillance, /healthz dit si le processus vit et /readyz si les canaux répondent. Après chaque mise à jour, openclaw security audit, présentée dans la page de sécurité d'OpenClaw, signale les réglages qui ont dérivé.

Workspace et secrets : ce que nos propres installations nous ont appris

Donnez à OpenClaw un dossier de workspace qui ne sert qu'à lui, et gardez les secrets dans des variables d'environnement, jamais dans openclaw.json. Au premier lancement, OpenClaw écrit dans son workspace les fichiers qui forment la personnalité et la mémoire de l'agent, et sa documentation demande de le garder privé. Sur une de nos machines, il a été lancé avec pour workspace la racine d'un dépôt de code. Six fichiers Markdown y sont apparus, BOOTSTRAP.md, SOUL.md, IDENTITY.md, USER.md, TOOLS.md et HEARTBEAT.md, plus un dossier .openclaw. Plus de sept mois après, ils y sont toujours, non suivis par git, au milieu des fichiers du projet.

L'incident est sans gravité, mais il montre deux choses. Un git add -A les aurait versionnés avec le code, et avec eux ce que le BOOTSTRAP.md déposé chez nous demande à l'agent de consigner dans USER.md : le nom de la personne qu'il sert, la façon de s'adresser à elle, son fuseau horaire et des notes. Il montre aussi que le workspace n'a rien d'un dossier de travail jetable. C'est un état à sauvegarder et à protéger au même titre que la base de l'agent. Sous Docker, le fichier Compose du projet monte par défaut ~/.openclaw et ~/.openclaw/workspace depuis l'hôte, ce qui les fait survivre au remplacement du conteneur. Fixez ces chemins vous-même dans .env, avec OPENCLAW_CONFIG_DIR et OPENCLAW_WORKSPACE_DIR, plutôt que de dépendre du dossier personnel de l'utilisateur qui lance la commande.

Pour les secrets, nous avons pris le même parti que la documentation avec --use-env. Dans l'offre managée que nous avons conçue, le fichier de configuration généré pour chaque client ne contient que des valeurs masquées. Les jetons Telegram et Anthropic partent dans un fichier d'environnement séparé, lisible par son seul propriétaire, et chaque client a son propre conteneur. La documentation Docker d'OpenClaw pose la même règle pour les équipes : une passerelle distincte par frontière de confiance, idéalement sous des utilisateurs système ou des machines séparés. Deux équipes qui ne doivent pas voir les données l'une de l'autre ne partagent donc pas une passerelle capable d'exécuter des commandes.

Faire soi-même ou confier le déploiement d'OpenClaw ?

Installez OpenClaw vous-même si l'agent ne sert qu'à vous et ne touche aucune donnée client ; confiez son déploiement dès que plusieurs personnes l'utilisent ou qu'il accède à des fichiers, des e-mails ou un CRM. Le coût d'un agent auto-hébergé se joue après l'installation, dans la maintenance. Quinze versions stables publiées entre le 1er et le 28 octobre 2026, cela veut dire lire des notes de version presque chaque semaine, sauvegarder avant chaque montée et contrôler après.

Trois questions départagent les cas en pratique.

  • Qui écrit à l'agent ? Un seul utilisateur appairé n'expose pas la même surface qu'une équipe entière avec des droits différents.
  • Que peut-il toucher ? Un agent qui exécute des commandes sur un serveur où dorment des exports clients ne porte pas le même risque qu'un assistant de veille.
  • Où partent les messages ? Le serveur peut être en France et les conversations traitées par un fournisseur de modèles américain ; notre article sur l'hébergement d'un assistant IA en France détaille le Cloud Act et la position de la CNIL.

Si OpenClaw ne colle pas à votre usage, d'autres architectures existent, comme Hermes Agent. Notre comparatif OpenClaw et Hermes Agent aide à choisir entre les deux philosophies. Pour un agent en production sans en porter la maintenance, le plus court est de planifier un appel avec nous : nous regardons votre usage et vous disons si une instance managée suffit ou s'il faut un agent développé sur mesure.

Questions fréquentes

Quel plan Hostinger choisir pour OpenClaw ?

Hostinger recommande le plan KVM 2 ou supérieur, soit 2 vCPU, 8 Go de mémoire et 100 Go de disque NVMe. Il était affiché 7,79 € par mois sur 24 mois le 29 octobre 2026, puis 14,99 € au renouvellement. Choisissez le datacenter en France dès la commande : l'emplacement d'un VPS ne se change plus ensuite, sauf sauvegarde et réinstallation. Si l'agent doit piloter un navigateur avec une image -browser, gardez de la marge en mémoire plutôt que de descendre de plan.

OpenClaw sur Hostinger est-il conforme au RGPD ?

Le serveur peut l'être : en Europe, Hostinger propose ses VPS en France, en Allemagne, en Lituanie et au Royaume-Uni, à choisir à la commande. La conformité dépend aussi du fournisseur de modèle. Si les messages partent chez Anthropic ou OpenAI, vérifiez où ils sont traités et sous quel contrat avant d'y faire passer des données personnelles. Avec l'offre managée, demandez d'abord à Hostinger quels fournisseurs se trouvent derrière son routeur IA.

Comment retrouver le jeton de passerelle d'OpenClaw ?

Sur Hostinger, ouvrez Docker Manager, puis Projects, et cliquez sur Manage pour le projet OpenClaw : le jeton figure dans la rubrique Environment. Sous Docker Compose, il est écrit dans le fichier .env du dépôt cloné, sous le nom OPENCLAW_GATEWAY_TOKEN, et, selon la documentation d'OpenClaw, docker compose run --rm openclaw-cli dashboard --no-open réimprime l'adresse de l'interface. Ne le versionnez jamais : quiconque le détient pilote l'agent.

Faut-il un nom de domaine et HTTPS pour OpenClaw ?

Pas pour un usage par une ou deux personnes. Un tunnel SSH vers 127.0.0.1 place le navigateur dans un contexte sécurisé, ce qui suffit à l'interface de contrôle, et Telegram n'a besoin d'aucun port entrant. Un domaine avec HTTPS devient utile quand une équipe doit ouvrir l'interface sans clé SSH. Il faut alors un proxy inverse qui authentifie l'utilisateur avant la passerelle, un montage que la documentation d'OpenClaw décrit dans sa page sur l'authentification par proxy de confiance.

Combien coûte OpenClaw par mois ?

Le logiciel est gratuit, publié sous licence MIT sur GitHub. Chez Hostinger, le serveur coûte 7,79 € par mois sur 24 mois pour le plan recommandé, ou 4,49 € pour l'offre managée sur la même durée, prix promotionnels relevés le 29 octobre 2026. S'ajoutent la consommation des modèles, facturée par le fournisseur choisi ou en crédits Hostinger, et le temps de maintenance, qui pèse le plus sur la durée : quinze versions stables sont sorties du 1er au 28 octobre 2026.

Un agent OpenClaw qui doit toucher des données clients ?

Nous déployons OpenClaw dans un conteneur isolé par client, hébergé en France, avec les identifiants chiffrés et les mises à jour gérées pour vous. Décrivez votre usage, nous vous disons si une instance managée suffit.

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